jeudi 6 août 2009

Lundi 22 juin

On a pris le bus dans la matinée, direction Faja de Baixo, pour y visiter la plantation de bananes. Prix du ticket de bus : 0,81 € par personne pour un aller simple.
Le bus n’est pas très cher sur l’île. 3 compagnies se partagent les trajets, mais aucune n’a de site où il est possible de voir les horaires ; on peut les obtenir une fois sur l’île, à l’office du tourisme. Il y a des liaisons pour toutes les destinations sur l’île, mais les horaires ne sont pas toujours adaptés ; parfois le départ se fait en fin d’après-midi, il faut donc dormir sur place.
On a utilisé le bus pour se déplacer sur de courtes distances, autour de Ponta Delgada. On a par contre préféré louer une voiture pour les destinations plus loin ; c’est plus pratique et ça permet de voir plus de sites dans la même journée (pas vraiment possible par le bus).

Visite de la plantation d’ananas à Faja de Baixo
Le trajet n’a pas été très long en bus, Faja de Baixo fait partie de la « banlieue » de Ponta Delgada. Le bus nous a descendu quasiment devant la plantation.
On peut aller chercher une feuille d’information dans le petit magasin à l’entrée, car il n’y a pas de visite guidée. La feuille est en portugais et traduite en anglais au dos.
Il y a une vingtaine de serres, avec des ananas à différents stades de maturation. C’est intéressant mais dommage qu’on n’ait pas eu un vrai guide pour tout nous expliquer, notre papier était plutôt sommaire.
Notre visite des serres s’est finie par une dégustation gratuite de liqueur d’ananas, dans le magasin de souvenirs. Très bon mais très sucré et surtout très fort ! On voulait acheter un petit ananas comme souvenir (pas pour le manger) mais ils ne vendaient que des gros, on n’a donc rien pris. Temps total de la visite (en prenant bien son temps) : 1 heure.

Les ananas açoriens : les premières plantes furent importées d’Amérique du Sud en guise d’ornement. C’est à Faja de Baixo que débutera la culture des ananas, à la fin du XIXème siècle, quand le commerce des oranges déclina. Il ne fait pas assez chaud aux Açores pour que les ananas poussent à l’air libre : c’est pourquoi on les cultive dans des serres. La première plantation date de 1864. Cette particularité, unique au monde, pose un problème économique de compétitivité. Il faut savoir qu’un fruit met deux ans à atteindre sa maturité, pour un poids de 2 kg environ. En premier lieu on plante les bulbes (brolhos) dans les estufins (serre qui fait office de nursery), chacun à 10 cm d’intervalle ; la température est alors élevée de 26° à 38°C. Au bout d’un mois apparaissent les premières pousses, qu’on laisse croître pendant six mois. Ensuite on les transplante dans de plus vates serres, à 50cm ou 60cm d’intervalle cette fois, où on les arrose copieusement pendant deux semaines, puis de moins en moins, et enfin plus du tout lors de la maturation. Cette période de croissance dure environ un an. Trois ou quatre mois après la transplantation de ces jeunes pousses, il faut également enfumer la serre chaque soir (pendant 4 à 8 jours, en été, ou 8 à 15 jours, en hiver) ; les feuilles vertes sont brûlées pour obtenir la précieuse fumée, et l’on aère la serre tous les matins : ce processus permet aux plantes de croître harmonieusement et d’arriver ensemble à maturité. Tout au long, on enfouit traditionnellement sous la terre des mottes de bruyère rase, les leivas, dont la lente fermentation dégage la chaleur permettant la croissance des jeunes pousses ; ces mottes sont mélangées avec des branches et des feuilles de pittoporum, de la terre déjà utilisée dans d’autres serres et riches en matières végétales organiques et divers composts, fougères, graines, feuilles de palmiers ou aiguilles de pin. L’Union européenne subventionne à hauteur de 2 € le kilo les producteurs en raison du coût élevé de production ; en hiver, un ananas se vend environ 1,50 € et, en été, 2,50 €.

Nous sommes retournés à Ponta Delgada et avons pris un nouveau bus dans l’après-midi. Direction Faja de Cima cette fois, pour aller visiter la réserve de Pinhal da Paz. Le bus n’allait pas jusque là, il a fallu qu’on descende au terminus puis qu’on longe une route jusqu’à une intersection sur la gauche, pour prendre une petite route montant jusqu’à la réserve (45 mn de marche sous la pluie !!). Cette réserve est un endroit magnifique et reposant, où il fait bon se promener entourés d’arbres, fleurs et même cactus ! On est montés à 2 miradors ; le paysage d’en haut est grandiose, on surplombe presque toute l’île ! La réserve se situant quasiment au centre de l’île, et on peut voir, d’un côté, la côte nord (Ribeira Grande) et de l’autre côté, la côte sud (Ponta Delgada).


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