jeudi 6 août 2009

Vendredi 19 juin

Départ pour l’île de Sao Miguel, dans l’archipel des Açores, pour 10 jours de vacances. Sao Miguel est surnommée « l’île verte » et porte très bien son nom.

Pour aller aux Açores, le mieux est de prendre l’avion. Mais une seule compagnie effectue la liaison sur les îles, la SATA, donc les tarifs sont assez élevés. Le mieux est de réserver le plus tôt possible.
Notre billet d’avion nous a coûté 416 € chacun, pour un aller-retour Paris-Ponta Delgada.
Le vol n’est pas direct, il y a une escale à Lisbonne ; on y change de compagnie aérienne : on passe de la TAP à la SATA.
Autre petit inconvénient : il n’y a pas énormément de vols au départ de Paris, donc c’est assez restreint pour les horaires. Et l’autre souci est pour les aéroports. On a réussi à avoir un vol qui décollait de Roissy-Charles de Gaulle à l’aller (plus pratique quand on arrive en train) ; impossible par contre au retour. Pour les horaires qui nous intéressaient, l’avion n’atterrissait qu’à Orly ; on a donc du prendre ensuite une navette pour rejoindre la gare (c’est un coût en plus ; 6,30 €).

On avait lu dans le guide du Petit Futé qu’il arrivait souvent que les bagages ne suivent pas lors de la correspondance à Lisbonne. On avait prévu le strict minimum dans nos bagages à main, au cas où. On a finalement demandé à une hôtesse avant d’embarquer à Lisbonne, si elle pouvait vérifier que nos bagages avaient bien été enregistrés en soute. C’était le cas, ça nous a rassurés.

Arrivée à l’aéroport de Ponta Delgada en milieu d’après-midi (2 heures de décalage avec la France). L’aéroport est assez petit, il n’y a qu’une seule piste d’atterrissage, au bord de la mer, collée à l’entrée de la ville. Il est très mignon par contre, avec plein de fresques aquatiques, et calme. Quant aux bagages, ils sont arrivés très vite, à peine besoin d’attendre (l’avantage des petits aéroports !).

Mauvaise surprise en sortant de l’aéroport par contre : pas de liaison en bus pour rejoindre le centre-ville. Le petit futé indiquait pourtant un bus pour 0,70€ mais la personne à l’office du tourisme à l’aéroport nous a dit qu’il n’y en avait pas et que le seul moyen de nous rendre en ville était de prendre un taxi ou de louer une voiture. On aurait bien tenté à pied car la ville est collée à la piste d’atterrissage, mais ça faisait quand même 3km (et plus jusqu’à notre location), donc pas vraiment faisable avec nos valises. On a donc du se résoudre à prendre un taxi. Prix de la course : 10€ ; tous les chauffeurs se sont entendus sur un prix fixe pour emmener les gens à Ponta Delgada. 10 minutes à peine pour 10€, ça fait mal, mais on n’avait pas vraiment le choix. Le taxi nous a donc emmené jusqu’à notre location, en centre-ville, rua Negrao.

Nous avions réservé un logement via internet. On n’avait pas trouvé grand-chose sur le net, et la plupart des logements dans la capitale semblaient chers. On était donc contents d’avoir trouvé cette location à l’« HOSPEDARIA TRIVIAL » : chambre + salle de bain privée pour 35 € la nuit (et cuisine à partager avec les autres locataires); les proprios proposaient également la chambre avec salle de bain à partager pour 30 € la nuit. Le logement est situé en centre-ville, proche de la mer, des transports en commun et des magasins. Ça nous semblait parfait pour quelques nuits… mais on a vite déchanté.
La propriétaire n’était pas là lorsque nous sommes arrivés (on a compris par la suite qu’elle louait la maison mais n’y habitait pas), on a donc du l’appeler sur son portable pour qu’elle vienne nous ouvrir. Notre chambre était située dans l’entrée, au RDC, donnant sur la rue (rua Negrao) très passante et bruyante, avec une fenêtre sans double vitrage. Résultat : on entend tout, on a l’impression d’être dans la rue ! La chambre sentait mauvais et la salle de bain était sale (douche pas nettoyée, dépôt noir sur le sol…). Quant à la pièce commune avec cuisine, elle était infâme : rien n’était rangé, la poubelle dégorgeait, la gazinière était dégueu. Impossible de cuisiner là-dedans. Elle nous a également montré le jardin…à l’abandon ! Et les toilettes/douche en commun si on voulait faire tourner une machine. Quant on a vu l’état (dégueu aussi bien entendu) de cette pièce, on a été bien contents d’avoir payé 5€ de plus pour avoir des sanitaires privés dans notre chambre. La maison était complète, toutes les chambres occupées (5 au total, toutes par des étudiants). 1ère impression très mauvaise…qui s’est d’ailleurs confirmée par la suite. On n’a quasiment pas dormi de la nuit entre les voitures qui passaient sous nos fenêtres et les étudiants qui logeaient dans la maison qui sont rentrés les uns après les autres, jusqu’à 2h45, en faisant un boucan d’enfer. Au matin, on avait pris notre décision : on ne pouvait pas rester là, il fallait trouver une autre location !

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