Départ pour Nordeste, sous le soleil !! Route agréable, bien que montagneuse. Végétation dense tout autour, c’est très beau.
1er arrêt : Salto da Farinha, avec un point de vue d’où on pouvait voir une cascade de 40m.
Puis, on s’est arrêtés à Ribeira dos Caldeiroes, petite vallée enchanteresse avec une belle cascade et un parc en bord de route (on ne s’attendait pas à trouver un tel paradis à la sortie du virage !) On a pris plaisir à se balader dans le parc, avec ses fleurs, sa rivière, sa petite cascade et ses moulins à eau. Seule déception : les moulins ne fonctionnent pas et on ne voit plus grand-chose ; il n’y a plus de roue, ne sont pas en activité, et aucune information n’est donnée, même pas par le biais de panneau. C’est dommage car ça aurait été très intéressant.
On a pique-niqué dans le parc, des tables ont été installées ça et là, avec un barbecue à côté. Les azoriens ont installé des barbecues partout : dans certains parcs, sur les bords de route, au niveau des miradors, etc. Toujours bien équipés, avec du bois, un robinet d’eau froide, la grille, etc. On en a vu partout et pas mal de monde, le WE, s’y installant pour la journée en famille. C’est vraiment sympa.
On a repris la route en direction de Nordestinho pour un petit circuit pédestre repéré dans un guide (remis par l’office du tourisme). On a bien trouvé le départ du circuit, la chapelle Nossa Senhora do Pranto. Cette chapelle est fameuse pour le culte qui s’y tient le dimanche de Carême ; les pèlerins y apportent des présents en remerciement des bienfaits reçus, qui sont mis ensuite aux enchères. Selon la légende, la Vierge marie y est en effet apparue en 1522 à un jeune berger, en lui annonçant une épidémie de peste à Ponta Delgada. Par contre, on n’a pas trouvé le sentier de rando !!
Direction Lomba da Fazenda, pour une autre rando repérée à nouveau dans le guide. Mais impossible cette fois de trouver le point de départ ; c’était un jardin public pourtant !
A l’entrée de Nordeste et on a vu un panneau indiquant une piscine naturelle. Par contre, la descente qui y mène est à 10%. Un peu stressant car c’était très étroit et il n’y avait moyen de se croiser en voiture que dans les virages. Heureusement, on n’a croisé aucune voiture. La piscine a été construite au bord des rochers, et l’eau de mer y rentre avec chaque vague, à marée haute. On ne s’est pas baignés par contre car il y avait du vent et il faisait frais. On a préféré aller se balader. On a vu un chemin avec un panneau en bois indiquant « Parque Endémica » 1,7 km, juste en face de la piscine. On l’a suivi, en grimpant une pente rocheuse assez raide…pour arriver dans des champs ! On a continué quand même à marcher un peu mais il n’y avait plus aucune indication et on ne voyait aucun « parque » au loin, sinon des champs à perte de vue. Dépités, on est redescendus. 3 balades dans la journée…3 loupés ! Soit on est nuls pour se repérer, soit les randos sont mal indiquées (je pencherais plus pour la 2ème hypothèse !! )
Au retour, on s’est arrêtés au mirador du phare de Ponta do Armel, d’où on a pris une belle photo. Puis passage par Agua Retorta. . L’église est construite dans un terrain découvert, à l’écart des habitations… Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en 1740, les riches habitaient en bas et les pauvres en haut ; chacun voulant l’église près de chez lui, l’évêque prit la sage décision de la bâtir au milieu des deux secteurs. Pas de jaloux ! La route était magnifique, au milieu des arbres et des montagnes.
On s’est arrêtés à Provoaçao. La ville est très mignonne, les trottoirs et les rues sont larges, les maisons grandes et belles (certaines du moins, en entrée et sortie de ville. On nous a expliqué par la suite que ce sont souvent des azoriens expatriés qui ont fait fortune à l’étranger et qui reviennent construire une maison secondaire sur leur île. Le problème, pour les autochtones, c’est que ça dénature tout, ça ne colle pas au style simple des habitants, ça fait un peu parvenu américain, tout dans la démesure…). Les bâtiments municipaux de la ville sont eux aussi très jolis. Par contre, on n’a jamais trouvé l’horloge du français. Cette horloge a une bien curieuse histoire : elle est l’œuvre de notre ami…Schmoll, horloger du roi Louis XVI, qui avait fui pendant la Révolution. Cet homme, parti pour les Amériques, fit naufrage à Flores, s’embarqua pour Faial où on lui commanda cette horloge même, qu’on ne lui paya point ; il fit alors voile vers Sao Miguel, la vendit pour l’église paroissiale de Ponta Delgada, mais on finit par la transférer beaucoup plus tard à Provoaçao, où elle se trouve actuellement. Le temps est un long voyage !
On est rentrés par la route de Furnas, contents d’avoir vu plein de beaux paysages mais déçus pour les randonnées par contre ; on aura passé plus de temps en voiture qu’en balade à pieds !
jeudi 6 août 2009
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